lundi 18 août 2014

Rendez-vous (soft!) dans la PAJ d'Artalok! - [01]

(Avouez, c'est plutôt classe, non?)

En tant que "livro-blogueur" (enfin, pas que, mais zut) je suis désormais - mais juste un peu - familier avec les us et coutumes de cette partie de la toile. Un type d'articles que l'on retrouve souvent est ce qu'on pourrait appeler un "rendez-vous avec la PAL" - la "Pile à Lire" des livro-blogueurs. Le blogueur choisit un  livre de sa PAL, le présente, et en parle ainsi dans un petit article. 
Comme je ne suis pas seulement un lecteur, mais aussi un "jeu-vidéeux" à mes heures perdues, j'ai décidé d'adapter un peu le concept à ma sauce. Ce n'est donc pas un rendez-vous avec ma PAL que je vous propose aujourd'hui, mais un rendez-vous avec ma PAJ, ou Pile à Jouer, si vous préférez! Si ça, c'est pas merveilleux!

Pour ce premier article, je vous ai choisi Morrowind (2002), le troisième épisode de la série mondialement connue des The Elder Scrolls. Encensé par la critique à l'époque de sa sortie, et encore considéré aujourd'hui par beaucoup comme le meilleur de la série, il plonge le joueur dans les terres de l'île de Vvanderfell, territoire marécageux et volcanique de la province de Morrowind. Comme dans tout bon TES qui se respecte, le joueur peut errer sur la carte à sa guise, effectuer des centaines de quêtes auprès de nombreux PNJ, voire laisser de côté la quête principale autant qu'il le souhaite. Une liberté de jeu immense, donc, au sein d'un univers médiéval-fantastique aux accents de steampunk.


Après des années de jeu passées sur Oblivion, forcément, j'avais envie de changer un peu de "Elder Scrolls", surtout qu'entretemps, tout le monde était passé à Skyrim. Comme ma configuration ne me permettait pas de jouer les guerriers Vikings dans les plaines enneigées de Bordeciel, j'ai préféré me rabattre sur un autre épisode. 
Les deux premiers, Arena et Daggerfall, de par le sentiment un peu "fouilli" et "inachevé" qu'ils m'inspiraient (désolé si vous êtes des puristes, hein les cocos!) ne me tentaient guère, je me suis donc précipité sur Morrowind, après l'avoir trouvé à bas prix dans une boutique d'occazes. (On ne se refait pas!) Mais attention, édition "hits collection" d'époque, en bon état, le tout livré avec ses deux extensions, et ce pour moins de deux euros! 

"Si ça, c'est pas une affaire!", me suis-je écrié - mais pas trop fort, pour ne pas me faire jeter dehors tout de suite.

Je suis donc rentré chez moi, le jeu en main, et le sourire aux lèvres. Quelques thèmes de Jeopardy plus tard, Morrowind était installé, et n'attendait plus que je me plonge dedans.

"C'est parti!", que je m'est alors dit - alors que cette fois, j'aurais pu m'écrier, vu que j'étais tout seul chez moi.

J'ai commencé sérieusement, je me suis créé un personnage avec un petit background pas piqué des hannetons, je l'ai amicalement baptisé Spooh-Ny, j'ai un peu fait attention au choix des caractéristiques, en me basant sur ce dit-background et sur mon expérience de jeu passée; puis une fois lancé, je me suis gentiment familiarisé avec les commandes, j'ai accompli deux-trois quêtes dans la première bourgade - qui sent un peu la vase, soit dit-en passant - j'ai fait connaissance avec les PNJ (dont le fameux elfe moche), je me suis fait arnaquer par les vendeurs, bref, une vie d'aventurier, quoi. Et puis c'est là que vient le drame.
Une quête m'envoyant dans la ville voisine, je m'y suis rendu sans tarder à bord d'un insecte domestique géant. Mais arrivé à la ville, me voici complètement déboussolé, et c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à lâcher le jeu. Qu'importe le nombre de fois que j'y reviens, je suis incapable d'aller plus loin. Il y a quelque chose qui cloche, je ne sais pas quoi.

Je ne pense pas vraiment que ce soit à cause de l'âge du jeu qui commence à se faire vraiment sentir - ou alors ce n'est qu'en partie. Peut-être est-ce plutôt au niveau de l'ambiance, des décors, de cet endroit dans lequel on m'a largué trop vite. Peut-être aussi ai-je trop joué à Oblivion, et inconsciemment, je retrouve dans Morrowind ce qui avait fini par me lasser chez son petit frère. Je ne sais pas.

Toujours est-il que je ne compte pas me laisser décourager, et que j'ai bien l'intention de finir un jour Morrowind, dussé-je attendre longtemps avant de m'y remettre. Comme ça, je pourrais ensuite crâner en société. Enfin, encore faudrait-il que j'aille voir des gens pour ça!
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Note: En fait, je triche un peu, étant donné que j'ai déjà joué au jeu, mais j'ai tellement peu avancé au final qu'on peut dire que non, n'est-ce pas? Bon, d'accord, en fait, j'ai surtout choisi la facilité pour ce premier rendez-vous...

Morrowind, le jeu dans lequel les personages
sont encore plus moches que dans Oblivion...
(si, si! c'est possible!)

2 commentaires:

  1. Tient, je vais aussi me mettre à faire des PAJ et non plus seulement des PAL (puisque tu te rebelles, je suis comme un mouton, le comble de l’anarchisme ! *sort*)

    Je te comprends entièrement pour Morrowind : c’est un jeu très difficile à approcher (surtout que, de mon côté, je suis habituée surtout aux RPG « modernes » comme Fable ou Oblivion/Skyrim, Morrowind se rapproche presque plus du jeu de table !) et si je l’ai fini, ce n’est que grâce à une map complète trouvée sur le net, les conseils d’un passionné et le wikia UESP.

    Après, Morrowind est un jeu qui vaut le coup (il se nourrit de sueur et de sang, mais on assiste à une très bonne histoire pleine de ressources), mais peut-être parce que je suis une grande amoureuse des Dunmers.
    Pour l'instant, j'y ai joué en "brut", mais je compte le refaire bourré de mods, cette fois :B

    Cela dit, le plus beau chez Morrowind, ça reste le fandom : il faut voir sur DeviantArt les perles qu’on peut trouver ! Elles sont d’ailleurs nombreuses dans la galerie de Minttu (http://theminttu.deviantart.com/gallery/1069127/The-Elder-Scrolls) et c'est cette ambiance mystérieuse qui me manque dans Oblivion et Skyrim (qui sont trop évidents au niveau influence culturelle).

    Courage dans ces terres cendrées ! ;)

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    1. Ha ha! :P Disons qu'on se "copie" mutuellement! (et de mon côté, j'assume complètement! :) )

      Morrowind, je compte bien m'y remettre prochainement, surtout que je me suis il y a peu lancé une nouvelle partie d'Oblivion, pour tenter d'y jouer sérieusement, avec le moins de déplacements instantanés possibles, pas d'homme invisible* pour terminer les donjons en deux secondes, et pour une fois, un personnage qui n'est pas Archimage-Chevalier Suprême-Roi des Voleurs-Connard d'Assassin en chef, le tout en même temps. Histoire d'avoir un background plus logique, quoi.
      Du coup, je vais en profiter pour relancer Morrowind je pense, parce que ce serait tout de même dommage d'en rester là, et puis mine de rien, j'avais beaucoup apprécié les premières heures.

      (*)Véridique: sans mod, cheat code ni rien, j'ai littéralement fini la première fois le jeu en passant mon temps en mode "invisible": j'ai suffisamment avancé la quête de la Guilde des Mages pour avoir accès aux équipements de l'Académie. Hop, une armure, un casque, des jambières enchantées, et je suis à 70% indétectable. Je complète avec un petit sort de discrétion à 40%, et le tour est joué! Les daedras n'ont qu'à bien se tenir!

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